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DEPTHS OF MADNESS
"Trapped"
2018
(Autoproduction)


Discographie

Depths Of Madness (2013)
Depths Of Madness (2016)
Trapped (2018)


"Je n’ai qu’un mot : BRAVO. Messieurs, vous m’avez donné du plaisir et j’ai hâte d’écouter vos prochaines chanson", ainsi concluais-je ma chronique concernant le premier album des Dijonnais de DEPTHS OF MADNESS en août 2014. Vous comprendrez mon excitation d’avoir aujourd’hui des nouvelles du groupe, et surtout de pouvoir écouter leurs nouvelles œuvres.

Depuis la sortie de ce premier méfait auditif, le groupe bonifie ses compositions lors de sets endiablés et de répets intensives. Un EP voit même le jour en 2016 pour montrer cette évolution. Enfin prêt, le quintet décide de s’atteler à son véritable premier album, considérant leur enregistrement de 2013 comme une démo. Pour s’aider dans ce projet, ils font appel aux fans pour contribuer financièrement à l’élaboration à ce disque via un site dédié.

Les Dijonnais privilégient le "Made yourself" et décident donc d’enregistrer "à la maison", avec une optique vers le mieux, car même si tout a été fait par le groupe "le son est cette fois plus Pro". Parallèlement à ce total "Home made", de l’enregistrement au mixage, DEPTHS OF MADNESS veut mettre "les petits plats dans les grands", en optant pour un superbe objet sous la forme d’un Digipack, à l’impact visuellement attractif. Pour se faire, ils font appel à un graphiste proche du groupe, Pascal Brunelli, qui malgré qu’il ne soit pas amateur de Metal, a su trouver les images et les idées correspondant à l’ambiance et au thème de l’album.

L’artwork de la pochette représente parfaitement le titre de l’album "Trapped" avec ce mélange de folie, thème récurrent de l’histoire. En effet, l’œuvre des Dijonnais peut être apparentée à une histoire concept qui suit l’évolution d’un personnage dans "Depths of madness"… Thème que l’on retrouve dans le superbe livret délivré dans ce Digipack, outre les textes des paroles, entrecoupées de photos des musiciens, des remerciements, d’autres photos montrant les modèles Sébastien Nolot et Mathieu Thevenet jouant les protagonistes de l’histoire.

Avant de découvrir cette œuvre, il est important de préciser que tout n’a pas été rose lors de la création de "Trapped", dont l’enregistrement fut ralenti par quelques changements de line up. Ainsi, Olivier Soubans (Guitares) remplace Alexandre Colson et Thibaut Sanchez (Basse) prend la place de Frédéric Boissière. L’évolution musicale se voit elle aussi prendre une tournure vers un style Heavy-Power délaissant le côté Thrash des morceaux du début.

"Trapped" est donc officiellement disponible le 27 avril 2018, comportant treize titres évoluant dans un registre de quatre à six minutes, voire plus de neuf pour celui concluant l’album.

"Insanity gate" ouvre les hostilités avec une rythmique qui se la joue "mise en place de l’ambiance". Un premier solo de guitares nous montre que nous allons avoir affaire à un Heavy misant sur les mélodies de la six cordes. Le morceau monte en puissance et le tempo s’accélère. Le son est bon et puissant à souhaits. On retrouve la voix de Mathias Lemée, parfaite pour le style. Le chanteur officie en effet dans un registre aiguë typique du style, rehaussé par des chœurs placés parcimonieusement. Le refrain est efficace et les parties de guitares mélodieuses à souhait. Le titre est un véritable hymne taillé pour le live, avec ses "
Ho ho ho" à reprendre en chœurs, montant en puissance avec l’accélération du tempo. Une entrée en matière qui marque les esprits et accapare l’intérêt de l’auditeur avec un côté attractif certain.

On reste dans un registre rapide avec "Meet the devil". Le couplet est plus posé, avec un excellent travail de la basse de Thibaud, alors que le chant se fait plus grave dans un aspect Rock’n roll, montant en puissance vers les aiguës et un refrain chanté en chœur. On pense à Helloween, Gamma Ray et consorts… "Satan" ralentit le tempo, jouant sur les ambiances, avant d’accélérer. Un bon titre Heavy au refrain imparable. Le tout à des saveurs de NWOBHM, voire Judas Priest. La partie solo menée par des "
Fight !" portés par les chœurs est de toute beauté. Parfaitement tailléé pour le live, la rythmique agit efficacement pour un Headbanging de circonstance… Les guitares s’en donnent à cœur joie dans un déferlement et changements de breaks vers une accélération magistrale. Cela se conclue sur les "Satan" chantés en chœur pour une fin époustouflante, alors que des rires diaboliques se laissent entendre en fond…

Petite intro douce au xylophone avant l'entrée en matière d’une rythmique bien lourde. "Durance of hate" est une nouvelle pièce Heavy sur laquelle les deux guitares continuent à exceller, se renvoyant les soli "en veux-tu ? en voilà !". Mathias impressionne vraiment avec sa facilité de monter dans les aiguës. Le vocaliste a énormément progressé et les chœurs placés avec intelligence renforcent l’impact des chansons. Intro Batterie/Basse qui montre côté talents, que Thibaud et Clément n’ont rien à envier à leur acolytes ! Les guitares suivent pour un morceau aux saveurs plus Heavy Rock. Les  breaks montrent que ces musiciens talentueux ne se contentent pas de la facilité !

"Heavens’ land" aux refrains toujours efficaces, à des saveurs plus Rock bienvenues. On peut dire que DEPTHS OF MADNESS ne relâche pas l’ambiance, tel l’insecte coincé dans la toile de l’araignée. Les musiciens captent l’attention de l’auditeur et comptent bien ne pas la laisser s’évader…

"Deliverance" prouve que les Dijonnais ne se contentent pas de pondre de belles compos bien Heavy. Ils les bonifient en les travaillant dans les moindres détails, apportant de-ci de-là des sons, des ambiances placées avec parcimonie... pour un meilleur impact. Après une intro calme limite planante, le morceau monte en puissance sur une longue partie instrumentale, ponctuée de quelques breaks. Et c’est une nouvelle fois sur un excellent travail de basse de Thibaud (l’ombre d’un Steve Harris imprègne son jeu), qu’intervient la voix de Mathias. Le refrain puissant chanté en chœurs est typique de ceux du Power Metal, avec un côté épique fédérateur. Encore un excellent travail des deux guitaristes, avant que les refrains ne soient repris en chœur, inlassablement, alors que Mathias y fait des merveilles, poussant sa voix dans des montées en puissance impressionnantes ! Le titre dépasse les six minutes sans que l’on ne voit le temps passer. Bien au contraire ! On se surprend à en redemander et chantonner : "
Deliverance is not a rebellion…"

On poursuit avec le puissant "Valley of pain". Il faut dire que le sujet ne pousse pas à l’allégresse, sur un refrain pourtant une nouvelle fois fédérateur. Le tout est exécuté avec talent et efficacité. A la moitié de l'album on se demande jusqu’où les Dijonnais peuvent nous emmener. En tout cas côté attractivité, ils ont d’ores et déjà gagné leur challenge. Un peu abasourdi par autant de maestria, j’en profite pour me désaltérer avec une bière bien fraîche.

Des chœurs chantés a capella introduisent "The Ferryman" qui évolue rapidement vers un Heavy puissant, typique des standard Power Metal. Le travail des voix est énorme pour bonifier chaque titre. Les chœurs répondent à Mathias sur les couplets et chantent à l’unisson avec un côté martial sur le refrain. DEPTHS OF MADNESS nous propose une série de morceaux plus directs, dans un registre plus rentre dedans, de trois à quatre minutes, "The Ferryman", "Freedom", "Downfall"… Le tout n’en est pas moins travaillé, à l’instar du travail instrumental basse/batterie après les soli de guitares sur "The Ferryman"… "Freedom" sonne très Helloween. Ses "
I know" sont taillés pour le live. Un titre qui donne la banane et redonne le sourire à nos zygomatiques !

"In front of myself" fait office de Power Ballade sur laquelle les guitares, feeling dehors, nous déversent des plages de mélodies. La voix de Mathias prouve qu’il peut aussi exceller dans ce registre, même si le refrain est plus puissant. La basse de Thibaud n’est pas en reste. J’adore d’ailleurs son son qui apporte une couleur à part au titre. Alexandre et Olivier sont de redoutables duettistes. Ils savent parfaitement nous faire vibrer en caressant les cordes de leur instrument.

On poursuit en rehaussant le tempo avec le très Gamma Ray et efficace "My old friend", enchaîné avec "Chains of the depths" qui clôt ce premier album. Véritable œuvre maîtresse, le morceau dépasse les neuf minutes. Alternant les passages cools à d’autres plus puissants, voire lourds, pesants... un énorme travail instrumental où chaque musicien excelle au bénéfice du morceau. Un titre varié, véritable histoire dans l’histoire à l’impact certain, avec de superbes parties instrumentales, aux changements intelligents

Avec ce "vrai" premier album, les Dijonnais de DEPTHS OF MADNESS font très fort et se classent sans contestes en haut d’une nouvelle scène talentueuse de groupes de Heavy Français, aux côtés d’un HEAVYLUTION ou des rochelais de GARDEN OF SINNERS, dont je vous présenterais le premier album bientôt.

Ce "Trapped" ravira tous les fans de la scène Power Heavy teutonne à la Helloween des années 90, avec des réminiscences NWOBHM, servi avec un son bien actuel. Indispensable ! 100% autoproduit... on peut être plus que surpris que les labels ne se soient pas encore intéressé à DEPTHS OF MADNESS, ne passez pas à côté de cette chance !

Chronique par Dom Baillon
Juillet 2018


01 - Insanity gate (5:10)
02 - Meet the devil (4:08)
03 - Satan (5:48)
04 - Durance of hate (5:00)
05 - Heavens' land (4:26)
06 - Deliverance (6:30)
07 - Valley of pain (6:02)
08 - The ferryman (4:47)
09 - Freedom (3:36)
10 - Downfall (4:34)
11 - In front of myself (5:37)
12 - My old friend (3:58)
13 - Chains of the depths (9:06)

Musiciens : Mathias Lemée (Chant), Alexandre Soret (Guitares), Olivier Souran (Guitares), Thibaud Sanchez (Basse), Clément Rouer (Batterie)



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