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ODYSSEY
"Odyssey"
2005
(Brennus)


Discographie

Odyssey (2005)


"Bonjour, Lolo 36, votre mission, si toutefois vous l’acceptez, est aujourd’hui de chroniquer l’album du groupe français ODYSSEY paru en 2003. Ce message s’autodétruira dans 5 secondes."

A peine le temps de me mettre à l’abri, guère plus pour refuser cette gageure, que me voici avec entre les mains la fameuse galette à chroniquer.

C’est avec une certaine fébrilité que j’introduis cet album dans ma platine CD, tout en ayant pris soin auparavant, d’une part de scruter à la loupe le livret attenant au CD et d’autre part de lancer une recherche sur la toile pour tenter de glaner quelques informations précieuses sur ces frenchies.

Tout d’abord l’artwork, magnifique, avec un bateau naviguant sur une mer de tranquillité, accompagné par un vol d’oiseaux, à la lueur de trois planètes. Bref, ça sent le hard progressif à plein nez cette histoire, on ne me la fait pas. Et puis "The odyssey" ? Bon dieu mais c’est bien sur ! C’est un hommage à SYMPHONY X et mon hypothèse semble se confirmer.

Et puis, que lis-je ? Marcus Fortunato, l’ex ASHES AND DUST et père fondateur de M.Z. est derrière la console. De plus le batteur de ODYSSEY est un dénommé Laurent Bourgin, qui sévit lui aussi chez M.Z. et je me dis que je touche au but, je tiens certainement un groupe de hard progressif, hyper technique, dans le plus pur style des hommes du New Jersey.

Et quand en plus la seule chronique que je trouve sur le net m’indique que l’on tire plus vers le "Odyssey" de SYMPHONY X que vers celui du YNGWIE MALMSTEEN’S RISING FORCE auquel ma mémoire défaillante n’avait d’ailleurs pas songé.

Bref, c’est avec beaucoup d’idées préconçues que je me lance dans l’écoute de ce "ODYSSEY" éponyme et oh ! surprise je ne reconnais pas ici un clone de SYMPHONY X, si ce n’est, à la rigueur, sur les titres "Récit d’une utopie" ou "Serrer les poings".

Alors je me dis que j’ai peut être mal entendu, que ce n’est que la première écoute mais après une bonne dizaine d’auditions, je n’ai plus de doutes et si le nom du groupe est un hommage (rien n’est moins sur) c’est certainement plus envers le virtuose suédois de la six cordes qu’envers le groupe de son clone américain Michael Romeo.

En effet, on navigue ici dans les eaux "Malmsteeniennes" de la grande époque, celle des albums "Trilogy" et "Odyssey". Et ce n’est pas le jeu de guitares de Frédéric Garcia qui me ferait mentir tant l’influence du versatile viking se fait ressentir. Il suffit d’écouter les instrumentaux "Odyssée" ou "Requiem" placés respectivement au début et en fin d’album pour reconnaître la patte du maestro (virtuosité et mélodie) dans le jeu du six cordiste français.

Plus encore, l’utilisation de la guitare acoustique, tant sur l’intro de "Serrer les poings" que sur la magnifique ballade "Esclave de toi", me rappelle sans hésitation le "Krakatau" du père Yngwie, extrait bien sur de l’album "Odyssey".

Mais réduire Frédéric Garcia au rang d’un vulgaire clone de Malmsteen et le groupe en lui même à un tribute band du RISING FORCE serait une erreur.

Frédéric Garcia possède un sens de la mélodie qui n’est pas sans rappeler un autre guitariste venu du froid, l’excellent Kee Marcello (ex EUROPE) et un toucher de guitare proche de celui d’un Olaf Lenk de AT VANCE pour ceux qui connaissent. Convenez-en, il y a pire comme référence.

Niveau influence, c’est celle du hard mélodique scandinave dans sa globalité qui est ici omniprésente et ce n’est pas péjoratif, au contraire ce serait plutôt un gage de qualité.

On pense tour à tour à MALMSTEEN bien sur ("Mourra demain"), mais aussi à EUROPE ("Poison dans tes veines" ou "Tomber plus bas"), à TREAT ("Hommage"), ou encore à TALISMAN ("Besoin de quelqu’un").

Et dans le cas de ce dernier groupe, la voix de JJF (Jean Jacques Faciullotti) n’est pas étrangère à ce constat, tant elle se rapproche par moment de celle de JSS (Jeff Scott Soto) qui œuvra, faut il le rappeler, chez MALMSTEEN.

Voilà l’occasion pour moi de vous parler de ce JJF dont la voix très mélodieuse et chaude contribue très largement à la qualité de ce CD, tant elle colle parfaitement au style pratiqué.

Elle convient d’autant mieux que les textes ici déclamés ne sont pas revendicatifs ou contestataires. Ils traitent de nobles valeurs telle que la liberté ("Récit d’une utopie"), l’amour ("Esclave de toi"), la solidarité ("Besoin de quelqu’un"), la persévérance ("Serrer les poings") ou encore la reconnaissance de la femme ("Hommage").

La tendance est plutôt au positivisme, certains diraient qu’il s’agit là d’idéalisme mais on ne tombe pas non plus complètement dans la niaiserie et l’optimisme béat, j’en veux pour preuve le titre "Poison dans tes veines".

Enfin pour finir, on notera que JJF, joue aussi de la basse, des claviers et certaines parties de guitares, preuve que nous tenons là en plus d’un excellent chanteur un musicien aguerri. Ceci n’échappera d’ailleurs pas à Marcus Fortunato, le moment venu pour M.Z. d’accueillir en son sein un vocaliste de talent.

Des musiciens de talent, un vocaliste d’exception, un producteur d’expérience, il n’en fallait pas plus à ODYSSEY pour nous concocter un magnifique album de hard rock mélodique.

La filiation à Yngwie Malmsteen et à ses compatriotes scandinaves est certes très prononcée mais le groupe a fait le choix de s’exprimer en français comme pour mieux prouver à qui veut l’entendre qu’en France on a aussi la recette de ce type de hard rock.

Une bien belle surprise que ce CD, malheureusement passé inaperçue à sa sortie, et qui souhaitons le se trouvera réhabiliter grâce à cette chronique.

Voilà, mission accomplie chef ! Et très franchement si vous en avez d’autres de cette acabit à me confier, mes oreilles sont prêtes pour une nouvelle enquête sonore.

Chronique par Lolo36
Avril 2010


01 - Odyssée (5:09)
02 - Récit d'une utopie (4:53)
03 - Poison dans tes veines (3:06)
04 - Serrer les poings (5:54)
05 - Hommage (4:44)
06 - Esclave de toi (5:47)
07 - Tomber plus bas (3:21)
08 - Besoin de quelqu'un (4:34)
09 - Mourra demain (4:47)
10 - Requiem (3:56)

Musiciens : Jean-Jacques Fanciulotti (Chant, chœurs, claviers, guitare basse acoustique et électrique), Fabrice Garcia (guitare), Laurent Bourgin (batterie), Marc Fortunato (programmation claviers).




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