Menu


Messages

Tous les évènements ICI

Publicité

CHRONIQUES

 

# - A - B - C - D - E - F - G - H - I - J - K - L - M - N - O - P - Q - R - S - T - U - V - W - X - Y - Z - COMPILES

REDSHIFT
"Duality"
2018
(M&O Music)


Discographie

Duality (2018)


"Des guitares qui s’entrechoquent, un basse/batterie absolument imprenable, véritable muraille sonore, mais surtout une voix puissante nous rappelant le meilleur du Hard Rock, aucun doute possible, vous venez de découvrir REDSHIFT !" ainsi démarre la biographie de ce jeune groupe de Massy dans l’Essonne, formé il y a un peu plus de trois ans, et composé de Thibault Ropers (Chant), Clément Moreau (Guitares), Victor Pinty (Guitares), Ali Mussard (Basse) et Tim Philippe (Batterie).

Le quintet vient tout juste d’enregistrer son premier album et de signer sur le label M&O Music. Treize titres ont été mis en boite et se retrouvent sur "Duality", qui sort officiellement le 27 avril 2018. Cette dualité est représentée par un superbe artwork, par le biais de ces deux têtes de rhinocéros, l’une montrant l’ancien avec son côté pierreux et l’autre, à son opposé représentant le futur avec son côté robotisé, le tout sur un rictus plutôt méchant. Ces deux têtes forment un continent au sommet duquel l’on aperçoit une cité éclairée par des éclairs, des arbres l’avoisinant. Le nom du groupe et le titre de l’album ressortent d’une brume qui baigne un paysage montagneux. Je verrai bien cette pochette dans une version vinyle qui lui rendrait un bien bel hommage, la mettant plus en valeur.

Pour un premier album, REDSHIFT a fait fort, en y enregistrant treize titres dans un registre de quatre à cinq minutes, un seul avoisine les trois et deux sont plus proche des six minutes. D’entrée avec "Devil’s game", le ton est donné !!! REDSHIFT œuvre dans un Hard Rock classieux, celui qui a donné ses lettres de noblesse au style, teinté LED ZEPPELIN, AC/DC, GUNS N ROSES… Après une mise en place des instruments, le tempo est lancé et on peut dire que c’est plutôt entraînant. La rythmique groove. La voix de Thibault surprend agréablement. On à faire à un très bon chanteur au timbre idéal. L’ombre d’un AEROSMITH flirtant à un LIVING COLOUR flotte sur ce premier titre. Musicalement, cela joue bien. Les deux guitaristes sont une véritable richesse mélodieuse. La rythmique n’est pas en reste à l’instar de ce passage ou Ali joue avec sa quatre corde, proposant de petits soli entrecoupés par la batterie de Tim. Le son est parfait. Place ensuite aux soli des guitares. C’est bien exécuté et entraînant à souhaits. Le refrain bonifié par des chœurs fait son office. Une entrée en matière attrayante qui a le mérite de captiver tout de suite l’attention de l’auditeur.

Avec "Dust in the rust" on reste dans le même registre. On pense toujours au gang de Mister Tyler, mais pas que ! Thibault impressionne par son débit vocal. Les solos se succèdent au service de la mélodie. Tim nous prouve que ses fûts ne sont pas là juste pour faire figuration. Alors, bien sûr REDSHIFT n’invente rien, mais on s’en fout ! le quintet maîtrise plutôt bien son art, et le rendu est plus que plaisant.

Quelques notes de la basse d’Ali lancent "Freedom is a lie", vite rattrapé par ses acolytes. Le titre est très dansant. On pense à VAN HALEN. Ce bruit de cloches de l’instrument de Tim fait son petit effet. Gageons que ce "Freedom is a lie" ne vous laissera pas de marbre et vous vous surprendrez à suivre le tempo ! Les guitares s’en donnent une nouvelle fois à cœur joie pour le seul plaisir de nos conduits auditifs. Thibault monte dans les aigües avec une facilité déconcertante.

"Screaming louder" à des intonations Bluesy. Les riffs saccadés sont sujets à faire bouger l’auditeur. Les titres s’enchaînent sans relâcher la pression. "Light me up" avec son groove improbable et ce son de guitares, la wah wah est au rendez-vous !! Le chanteur nous montre tout son art, aidé par ses collègues, apportant mélodie et puissance de leurs chœurs. "War" est lancée par la basse d’Ali. Décidemment la rythmique n’est pas là pour faire tapisserie ! Elle nous le prouvera tout au long de ce titre, très mélodique, aux chœurs omniprésents. Le chant à un côté rap dans sa relance avec des relents à la Rage Against version plus calme. Le titre s’énerve à la fin sur un tempo plus enlevé.

Superbe entrée mélodieuse des guitares sur "Statesman". Le chant de Thibault se fait plus calme avant de s’énerver avec l’accélération du tempo. Le titre évolue d’ailleurs dans ce registre calme/énervé toujours dans un style Hard Rock des plus sautillants ! Le refrain devrait trouver ses échos lors des prestations du groupe. Clément et Victor alternent soli de talents et riffs bien marqués au profit de la mélodie. On pense que "Statesman" se conclut alors que les musiciens en profitent pour relancer le tempo, l’accélérant pour une fin instrumentale. Le titre avoisine d’ailleurs les six minutes.

"Enter in my world" a de fortes réminiscences à la AC/DC, et cela n’est pas pour nous déplaire, d’autant que la voix de Thibault se marie parfaitement à ce style. On sent que les guitaristes s’amusent, se la jouant Angus, avant d’enchaîner sur des soli des plus mélodiques. Evidemment, nos nuques sont mises à rude épreuve, mais vu le plaisir auditif on ne s’en plaindra pas !

Le titre le plus court de l’album "Amnesia" groove méchamment. Le chant se la joue version AEROSMITH vs RUN DMC "beast boys". Le clin d’œil est flagrant et le résultat réussi. "Back in the wild" est plus calme... du moins en apparence, et juste sur son entrée en matière, avant d’évoluer sur un bon morceau pêchu. Le titre affichant six minutes au compteur n’est pas exempt de changements de rythme, de passages plus cools, de longues parties instrumentales sujettes à l’éclate des six cordistes pour des soli dont ils ont le secret.

Avec "Rhythm of love" l’ombre d’un LED ZEPPELIN et d’un "Stairway to heaven" est flagrante ! Ce n’est pas du plagiat, loin de là... mais le son et l’ambiance de cette Power Ballade ne peuvent que nous y faire penser. Le titre s’énerve par moments, excuse à des "
Oh Oh" qui devraient faire leur petit effet aux concerts du groupe.

On s’approche doucement de la fin des festivités ! On se la joue Fusion avec "Get out of my way" sur lequel la basse d’Ali fait merveille, ses camarades n’étant pas en reste. Cela groove méchamment ! Un morceau pour enflammer les dancefloors ! REDSHIFT conclut en merveille avec "Road of Rock", qui sur un seul morceau, dépassant les six minutes, dévoile tout son talent. Cela commence plutôt calmement, avant de s’énerver, mais tout en restant très groove... et ce son de Basse !!! Le titre est ponctué de break. Les guitares sont omniprésentes. Il est littéralement porté par le chant de Thibault, ses camarades l’accompagnant sur les chœurs, alors que les guitares proposent un superbe solo derrière sa voix.

Avec ce premier album, REDSHIFT propose pour reprendre les mots de leur biographie : "
une célébration haute en couleur du Hard Rock avec tous ses codes". Cette phrase résume tout à fait l’univers musical du quintet. REDSHIFT a tout compris au style et ses musiciens, plutôt très bons, savent composer des chansons dansantes et entraînantes. De plus, le quintet possède dans ses rangs un chanteur plutôt impressionnant. Alors, oui le groupe n’invente rien et on pense régulièrement à AEROSMITH, AC/DC, LED ZEPPELIN… mais ce "Duality" montre un groupe talentueux qui regorge de très bons titres. Indispensable à tous les amateurs de grand Hard Rock ! REDSHIFT se révèle avec un seul album. Un groupe sur qui il va falloir compter et suivre la carrière de très près !

Chronique par Dom Baillon
Mai 201
8


01 - Devil’s game (5:23)
02 - Dust in the rust (4:45)
03 - Freedom is a lie (4:12)
04 - Screaming louder (4:15)
05 - Light me up (4:00)
06 - War (5:12)
07 - Statesman (5:48)
08 - Enter in my world (4:50)
09 - Amnesia (3:26)
10 - Back in the wild (6:00)
11 - Rhythm of love (5:50)
12 - Get out of my way (4:28)
13 - Road of Rock (6:25)

Musiciens : Thibault Ropers (Chant), Clément Moreau (Guitares), Victor Pinty (Guitares), Ali Mussard (Basse), Tim Philippe (Batterie)




Haut de page


Copyrights France Metal Museum - Tous droits réservés