Menu


Messages

Tous les évènements ICI

Publicité

CHRONIQUES

 

# - A - B - C - D - E - F - G - H - I - J - K - L - M - N - O - P - Q - R - S - T - U - V - W - X - Y - Z - COMPILES

REST IN PEACE
"Disillusions"
1999
(Autoproduction)


Discographie

Disillusions (1999)
Stars on reality (2001)
Evilution (2003)
Oceans of time (2005)


Formé en novembre 1996, REST IN PEACE est un quintet originaire de la région grenobloise, constitué de Eric Bevilacqua au chant, d’Aldo D’Introno à la batterie, de Cyrille Galle aux claviers, de Laurent Rabatel aux guitares et de Roger Veiga à la basse.

Cette première trace discographique a été enregistrée et mixée du 08 février 1999 au 12 février 1999 au studio R.E.M.E.D. à Grenoble, puis le mastering a été éffectué par le studio Avedis à Lyon.

Paru en avril 1999, le MCD "Disillusions" contient quatre pistes pour une durée d’environ 26 minutes.

"A Strange way of life" ouvre les hostilités et nous conte l’histoire d’un homme qui avait tout perdu, devenant SDF (celui de la pochette ?), avant de se relever grâce à l’amour.

Musicalement, le morceau débute dans un style Heavy Prog (avec un brin de symphonique) qui rappelle immanquablement Dream Theater.

Ce sentiment est d’ailleurs très grandement renforcé par une section rythmique massive où Roger rayonne derrière sa basse, en nous proposant des plans à la John Myung, tandis que Aldo derrière sa batterie s’avère un batteur très fin mais néanmoins redoutablement efficace.

Les deux musiciens se révèlent assez versatiles, à l’aise aussi bien sur des parties Heavy que plus planantes, où ils sont encore plus mis en valeur.

La technicité est clairement une qualité chez les isérois et ce n’est pas le superbe soli d’obédience "petruccienne" exécuté par Laurent, qui saurait me faire mentir.

Mais ne nous méprenons pas, la technique est ici au service de la musique et malgré de longues plages instrumentales, le morceau possède un refrain et une mélodicité tout à fait remarquable, qui font que jamais la lassitude ne guette.

Signalons enfin que niveau chant, malgré quelques aigus un peu limite, Eric se révèle un excellent vocaliste qui sied parfaitement au style pratiqué.

Traitant de la séparation d’un oncle et de sa nièce qui ont vécu de part et d’autre du mur de Berlin entre 1961 et 1989, "Cry on the wall" débute sur des arpèges en son clair, puis une narration qui monte crescendo en intensité pour atteindre son paroxysme avec l’entrée en jeu du clavier, puis des guitares saturées.

L’occasion est belle pour moi de souligner le remarquable travail de Cyrille sur ce morceau et en particulier un passage jazzy au piano du plus bel effet.

La composition est entrecoupée de parties instrumentales et Laurent nous gratifie de soli particulièrement inspirés qui allient à la fois à la fois musicalité et shred.

Forcément, le spectre de Dream Theater plane à nouveau sur ce titre, mais les riffs Heavy, la variation des tempi, la qualité des arrangements vocaux et un refrain simple mais efficace, bonifient cet excellent titre qui passe comme une lettre à la poste malgré ses 8’10.

Le titletrack "Disillusions" est une composition piano / voix / claviers qui permet à Eric et Cyrille de faire passer une jolie dose émotionnelle grâce, respectivement, à une belle performance vocale et de magnifiques arrangements.

Ce morceau s’apparente en fait plus à une intro qui permet de lancer "You are lying", le dernier morceau de la galette, qui traite de la vieillesse et de la solitude, nous renvoyant une nouvelle fois à la pochette du MCD.

L’introduction conserve les mêmes influences déjà citées avec une rythmique à la fois technique et efficace (magnifique jeu de cymbales), de gros riffs de guitares et des nappes de claviers bien senties.

Nous avons droit à un titre à tiroirs marqué par plusieurs changements de rythmes et de riffs, tandis que de belles plages instrumentales permettent aux musiciens de s’en donner à cœur joie, Eric y compris, qui nous gratifie d’une belle performance vocale.

On signalera aux alentours de 6’30 un passage fort sympathique dans le style Iron Maiden qui tend à démontrer que les isérois n’ont pas seulement biberonné à Portnoy & Co.

Avec ce "Disillusions", REST IN PEACE nous offre un MCD de qualité et nous propose un Heavy Progressif de bonne facture, dont l’alliance de technicité et de mélodicité s’avère assez bluffante pour une première démo.

Certes l’influence d’un Dream Theater se révèle assez prégnante et ne permet pas aux isérois d’affirmer une personnalité très marquée, mais cela ne les empêchera pas, nantis de cette première carte de visite, de réaliser trois albums et un parcours tout à fait honorable dans le monde du Metal hexagonal.

Chronique par Lolo36
Août 2018


01 - A strange way of life (8:56)
02 - Cry on the wall (8:10)
03 - Disillusion (1:25)
04 - You are lying (7:32)

Musiciens : Eric Bevilacqua (Chant), Laurent Rabatel (Guitares), Roger Veiga (Basse), Aldo D’Introno (Batterie), Cyrille Galle (Claviers)



Haut de page


Copyrights France Metal Museum - Tous droits réservés