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SHREDDING SANITY
"Modern inertia"
2013
(Autoproduction)


Discographie

The best enemy (2009)
Modern inertia (2013)


SHREDDING SANITY est un groupe Champenois fondé en janvier 2006 par deux jeunes prodiges de la six cordes : Clément et Aymeric, qui s'adjoignent les services des non moins talentueux Norman (Basse), Léo (Claviers) et Thibaut (Batterie).

Avec une moyenne d'âge de 21 ans, ils publient un premier EP contenant 6 titres en 2009, et qui délivre un heavy metal auquel s’ajoute un chant death pas trop agressif, des claviers assez mélodiques, quelques guitares tantôt pagan, tantôt heavy, tantôt plus agressives et dotées d’un esprit plus death mélodique.

Un premier enregistrement qui surprend par sa complexité et la maturité des compositions par rapport à la jeunesse des protagonistes. Les Champenois prennent trois ans pour bonifier leur premier album qui est officiellement sorti en avril 2013.

Sous une pochette très colorée, montrant une vision d'apocalypse et ses immeubles tombant en ruine, se cache un livret contenant les textes de ce "Modern inertia", car tel est son titre. Un condensé de mots relatant la guerre perpétuelle de l'homme, ravagé par la haine dans la société... le monde actuel.

Dès l'ouverture des hostilités avec "Modern inertia", on est surpris par le niveau de technicité des musiciens de SHREDDING SANITY. Musicalement, ils nous proposent en 10 titres et près de cinquante minutes de musique, un Death mélodique teinté progressif, un mix entre Dark Tranquility et Dream Theater. Côté français, je les comparerais au regretté Symbiosis, ou encore aux furieux Bordelais de Gorod.

Vous l'aurez compris, ça bastonne, mais intelligemment et tout en mélodie. Léo est surprenant. Son instrument n'a aucun secret pour lui et il nous montre toute sa fluidité d'exécution au bénéfice de la mélodie des chansons de l'album.

Les deux virtuoses de la six cordes s'en donnent aussi à cœur joie, délivrant solos sur solos, entre riffs alambiqués. La rythmique tout en discrétion abat un travail énorme. Pour conclure, n'oublions pas le chant guttural de Clément, qui donne vraiment l'identité Death à SHREDDING SANITY. Avec un chanteur typé Heavy, le groupe sonnerait power prog comme du Symphony X en plus rugueux, impression que l'on devine aisément sur certaines chansons.

Mis à part trois exceptions, les chansons tournent autour des quatre minutes, temps amplement suffisant pour les quatre Rémois pour nous asséner leur talent dans les écoutilles. SHREDDING SANITY nous propose des chansons truffées de riffs toujours plus complexes, de longues parties musicales des plus jouissives et de changements de rythmes.

Ici la loi est dictée par la six cordes et cela s'entend ! Cette déferlante de solos plus alambiqués les uns que les autres, pourront à la longue lasser un certain auditoire ! Mais même si certains passages guitaristiques auraient gagnés en efficacité en étant plus courts et moins démonstratifs, fort est de constater que les musiciens sont très bons et ont un sens inné de la composition.

"Modern inertia" ne plaira pas à tout le monde, les fans de Death le trouveront surement trop mélodique, les fans de Heavy trop Death, les fans de prog...

Le fait est que ces jeunes musiciens viennent de nous donner une leçon de talent, même si l'on n'aime pas le registre choisi. N'oublions pas qu'il s'agit du premier album d'un groupe qui n'a pas vraiment eu l'occasion de défendre sa musique en concert. Personnellement, ils ont droit à toute mon admiration.

Pour conclure, ce disque ravira tous fans de Death Mélodique technique et progressif. SHREDDING SANITY a du talent à revendre. N'hésitez pas à le constater par vous même et souhaitons aux musiciens de pouvoir enfin déverser leur musique sur les scènes de tout l'hexagone !!!

Chronique par Dom Baillon
Juillet 2013


01 - Modern inertia (5:15)
02 - Man made plague (4:33)
03 - The asylum (4:38)
04 - The forgotten (4:48)
05 - Addicted (6:15)
06 - Delusion (6:02)
07 - The price to pay (4:06)
08 - Utopia (4:06)
09 - Process of self destruction (4:23)
10 - The gathering (4:26)

Musiciens : Clément Henry (Chant, Guitares), Aymeric Lance (Guitares), Norman Lelarge (Basse), Léo Julien (Claviers), Thibaut Gugger (Batterie)



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