Menu


Messages

Tous les évènements ICI

Publicité

CHRONIQUES

 

# - A - B - C - D - E - F - G - H - I - J - K - L - M - N - O - P - Q - R - S - T - U - V - W - X - Y - Z - COMPILES

THE LONG ESCAPE
"The warning signal"
2015
(Autoproduction)


Discographie Principale

Excess of empathy (2009)
The triptych (2011)
Crachdown (2013)
The warning signal (2015)


Issu de la région parisienne, le vaisseau THE LONG ESCAPE démarre en 2009 avec "Excess of empathy" puis fait une halte en 2011 avec "The triptych". C'est finalement avec "The warning signal" en 2015 que le vaisseau prend son réel envol...

L'album est enregistré et mixé par Laurent Massin au "Axone Studio" à Montreuil et masterisé par Nicolas Maignan. La distribution et la promotion sont du ressort de la structure Dooweet.

Le packaging est sympa. En premier plan le logo du groupe surplombe une forme pyramidale avec le titre de l'album "The warning signal". En second plan nous découvrons une ville moderne aux contours numériques. Tout cela laisse supposer un contexte Science Fiction futuriste...

Mais laissons donc Tom nous expliquer ce mystère... : "
Cette fameuse forme triangulaire est un rappel au premier album "The Triptych", faire ressortir le côté "prochain chapitre" et évidemment, nous avons joué avec le symbole universel de la signalétique de danger imminent. Cette forme peut être traduite aussi comme un prisme à travers lequel on perçoit la réalité de l'avenir de notre monde, lire entre les lignes qui sont dorénavant digitales.". Nous voilà donc éclairés !

Concernant les paroles et ce côté "Science-Fiction" évident, Kimo nous en apprend également un peu plus : "
Les textes sont inspirés de thèmes liés à la science fiction. Je me suis inspiré de films d'anticipation comme Blade Runner, Cypher, Solaris etc... mais aussi des bouquins d'Isaac Asimov (Fondation)". Le décor est donc planté !

Après une courte intro "The noise", le premier signal d'avertissement est reçu avec "Seas of wasted men". Une pièce à l'ambiance assez noire. Cette noirceur est due en grande partie aux guitares rythmiques assez lourdes et à la mélodie principale. Le tempo plutôt lent accentue également cela. Les ambiances varient imperceptiblement, tout s'enchainant parfaitement. Le chant est à majorité claire, accompagné de superbes guitares bien présentes. Voilà un bon Heavy Prog pour bien commencer !

"Awakened ones" accélère un peu le tempo, appuyé par une rythmique en béton assez lourde. Cette compo alterne les passages différents, comme toute pièce de Prog qui se respecte. Notons la superbe mélodie d'un couplet. Dommage que cette dernière ne soit pas plus exploitée.

On notera également le chant de Kimo, qui se fait par moments beaucoup plus hargneux, voire Growlé/Death, bien que cela ne soit pas la prédominance de chant. Ceux qui n'apprécient pas ce genre de tessitures ne devraient pas en être gênés.

C'est un riff de guitare implacable qui introduit "Million screens", une autre pièce maitresse de l'album, avec de belles mélodies, portées par un chant mélodique doublé dans les arrangements, rehaussant encore l'effet mélodique. Un morceau de choix parmi mes favoris de la galette, alternant encore une fois les différentes ambiances, l'énergie flirtant avec les passages plus doux...

On continue avec "Digital misery" et son intro pesante et sombre. Puis la rythmique se met en place, toujours sombre, et le rythme s'emballe quelque peu sur un tempo médium plutôt syncopé qui nous permet de déguster tout le travail de Tom. Les guitares sont très incisives, presque extrêmes dans leurs riffs nets et tranchants, surtout sur la fin du titre.

"Carnival of deadly sins" commence façon ballade posée puis monte en puissance. Il en est de même pour le chant qui suit le rythme. Tout d'abord doux et retenu, il se fait plus dur et mordant. Une compo qui monte crescendo dans l'énergie, se posant par moments via l'intermédiaire de passages doux où chant et piano sont pratiquement seuls, avant que l'énergie ne reprenne le dessus pour finir sur un superbe solo guitare sur lequel la voix de Kimo lâche toute sa haine.

L'enchainement avec "Crashdown" est direct. Sans temps mort entre les deux compos. Le rythme est plus rapide, puis les différentes pièces s'imbriquent les unes aux autres en une parfaite osmose, alternant les différentes ambiances, encore une fois. Une belle mélodie finit de parachever le travail. Une belle compo à la rythmique carrée et efficace à couper le souffle.

La basse est mise en avant sur l'intro de "The search". Le ton est donné. Ce sera elle qui portera la compo de bout en bout sur ce riff prenant. L'occasion de mettre en avant le travail de Nicolas à la basse dont on peut ici déguster le travail. Comme toujours, le solo de guitare est excellent. Encore une belle compo bien swinguante !

"Homo Weirdiculus" ne m'inspire pas plus que cela. Allez savoir pourquoi. Pas de réelle accroche à mon goût, contrairement à "Slave" qui remet le groupe dans le droit chemin, tout comme "World going down" au chant plus rentre dedans et aux riffs également bien rugueux. Le pont est de toute beauté, avec un rythme cavalcade, des grattes et une basse en furie. Si Metallica devait faire du Prog, ce serait THE LONG ESCAPE !

C'est sur une intro douce Chant/Guitare que débute "The last crying man", avant de continuer dans la fureur où tout s'embrase et où le chant se fait extrême dans une teinte plus hargneuse. Puis retour brusque au lancinant, avec des ambiances presque alternatives. Cette compo alterne de façon radicale et abrupte ces passages, ou douceur et fureur ne font finalement plus qu'un. La galette se termine ainsi, sur une composition qui résume bien la musique des Parisiens.

Le groupe indique comme influences des combos tels Sevendust, Faith No More, Periphery, Avenged Sevenfold, TesseracT, Genesis, Porcupine Tree, Dream Theater, Destiny Potato, John Mayer, A Perfect Circle, Tool, Moonspell, Fuel, Motley Crue...

Même s'il y a quelques baisses de régime selon les titres, THE LONG ESCAPE propose avec ce "The warning signal" un Heavy Prog agréable et efficace, alternant les différentes ambiances, passages et rythmes. Un prog riche mais accessible, qui n'en fait pas des tonnes dans la démonstration technique en perdant son âme et sa spontanéité. Non non, nous avons affaire ici à une musique bien sympathique, agréable et intelligemment construite, avec toujours un fil conducteur. Bref, c'est cohérent et bien foutu.

Amateurs de prog allant à l'essentiel, aux riffs guitares bien gras et au chant varié allant du mélodique clair ou (rarement) à l'extrême Growlé, laissez-vous tenter par cet album de THE LONG ESCAPE, il mérite largement le détours.

Chronique par Duby
Juillet 2015


01 - The noise (0:58)
02 - Seas of wasted men (3:27)
03 - Awakened ones (4:15)
04 - Million screens (3:48)
05 - Digital misery (4:53)
06 - Carnival of deadly sins (5:23)
07 - Crashdown (3:57)
08 - The search (3:13)
09 - Homo weirdiculus (3:47)
10 - Slave (4:05)
11 - World going down (4:06)
12 - The last crying man (5:08)

Musiciens : Kimo (Chant/Guitares), Marius (Guitares), Nicolas (Basse), Tom (Batterie)



Haut de page


Copyrights France Metal Museum - Tous droits réservés