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THE WITCH
"Lost at sea"
2018
(M&O Music)


Discographie

Pachyderm storm (MCD 2012)
Black flower field (MCD 2014)
Lost at sea (CD 2018)


THE WITCH nous vient du Nord de la France, de Douai, et apparait en 2011 autour de Julien Galliez (Chant/Guitare), Antoine Sébille (Guitares Lead), Vivien Grozet (Basse) et Mathieu Brunet (Batterie). Le quatuor s’attèle à peaufiner un Metal hybride mêlant le côté extrême, une dose plus mélodique de Heavy Rock, une grosse pincée de technicité avec des touches progressives. Grosse gageure et pari difficile que de conjuguer tous ces styles que les musiciens proposent à l’écoute, outre en live, avec un premier EP autoproduit "Pachyderm storm" en 2012. Un deuxième cinq titres en 2014 "Black flower field" se verra remarqué et salué par la presse Metal nationale et étrangère, notamment le magazine Rock Hard, qui dans leur numéro 141 leur consacre un article plutôt élogieux. Boosté par ces bons retours, THE WITCH enchaîne plus de 60 dates de concerts en France et à l’étranger.

2016. Les Nordistes s’attèlent à la pré-production de leur premier album, dont l’enregistrement débute en fin d’année pour se poursuivre en 2017. Privilégiant le "Do It Yourself", les musiciens enregistrent eux-mêmes les chansons, faisant juste appel à Frédéric Péqueur pour les prises batterie, le mix et le mastering, effectués au
C&P Studio. THE WITCH signe en fin d’année avec le label indépendant "M&O Music" qui assurera la promotion et la distribution nationale et internationale de ce premier album.

"Lost at sea" est disponible le 26 janvier 2018, contenant onze titres d’un Metal aux consonances extrêmes et aux forts relents de Heavy Mélodique rapide et rageur. Un kaléidoscope musical sur lequel THE WITCH revendique son propre style pendant 43 minutes. Le dessin de l’artwork est efficace, imageant parfaitement le titre "Lost at sea". On y voit un monstre sortant de l’océan, plutôt déchainé, s’avançant gueule ouverte vers une pauvre âme, naufragé, qui essaye de le repousser avec son pied, le tout dans un registre noir et blanc. Une pochette aux tons grisonnants qui pourrait tromper l’auditeur, laissant penser à une musique extrême et ainsi passer à côté d’une certaine frange d’un public qui aurait adhéré à la musique des nordistes. Comme quoi, il faut des fois faire fi de l’apparat et avoir la curiosité de découvrir.

"Afligido" ouvre l’album sous un déluge de notes, des soli de guitares "en veux-tu en voilà" et une rythmique, à l’instar de la batterie, qui ne s’en laisse point compter. Une entrée en matière ébouriffante qui laisse présager que nous avons affaire à de très bons musiciens à la forte technique. L’intro évolue vers une ambiance plutôt Death, sentiment rehaussé par le chant de Julien, typique du style. Ça groove méchamment coté refrain. Les deux guitaristes alternent avec efficacité les soli, alors que Julien change de registre au fil de l’avancée du morceau. Un passage plus calme, prémisse à la mélodie des guitares et un apaisement mélodique auditif des plus savoureux. La rythmique déroule. Julien crie et la machine s’emballe. Du bien bel ouvrage !!! THE WITCH joue sur les ambiances, enchainant les deux premiers morceaux sans temps mort.

"Ghost brain divinity" poursuit dans le même registre, avec un tempo plus enlevé. Les guitaristes sont impressionnants, alternant riffs puissants bien lourds et soli diaboliques, faisant éclater leur fibre mélodique à nos écoutilles ravies. Le titre éponyme de l’album "Lost at sea" est plus dans un registre Heavy des plus mélodiques, assombri par la voix de Julien, évoluant toujours dans un ton Death. Cela joue méchamment, chaque musiciens apportant sa touche et son talent à l’ensemble, les guitaristes se la jouant véritablement Guitar-Hero sans toutefois sur-jouer !

C’est eux qui mènent la danse, l’accélérateur au maximum sur "Hopeless odds", qui a fait l’objet d’une lyric vidéo des plus réussie. La sorcière sait nous envoûter. On a affaire à du très bon, un mélange Heavy extrême mélodique savoureusement addictif !

La batterie façon rouleau compresseur introduit "Not enough space to land", dans un registre plus Thrash Metal où l’ombre d’un Voivod est flagrante. Le tempo est enlevé, le chant légèrement plus mélodique sur les refrains. En moins de quatre minutes, les nordistes affichent une richesse musicale impressionnante. Les breaks multiples sont autant d’excuses à de nouveaux soli aussi divers qu’un tsunami de notes mélodieuses déferlant dans nos tympans captivés.

Changement de style avec "Ignite the dark matter", introduit par un long passage instrumental sur lequel guitares et batterie sont impressionnantes. Alors que l’on pense avoir affaire à un instrumental, la voix relance les débats. Nous sommes une nouvelle fois dans un registre plus Thrash-Death à la technicité d’un Atheist. Les morceaux s’enchainent tels de violents uppercuts balancés avec hardiesse et violence par deux boxeurs en quête de victoire. Tels les deux sportifs s’affrontant, nous sommes littéralement groggys devant ce déferlement de talent.

"Unseen" est un méfait diabolique pour nos nuques. Headbanging de rigueur ! Le groove est omniprésent dans la musique de THE WITCH, qui puise sa force dans une multitude de registres du Thrash, Death, Hardcore voire même Stoner sur quelques intonations.

"I’ll eat you alive anyway" poursuit dans un registre plus rapide. Un titre rageur sur lequel Julien joue une nouvelle fois sur plusieurs registres, à tel point que nous avons l’impression d’avoir à faire à plusieurs chanteurs. La fin de l’album est consacrée à des titres courts, ne dépassant que rarement les trois minutes trente. "Wreckage and havok in the holy land of mercy" ne fait point retomber l’ambiance, toujours dans la brutalité. Mathieu, une nouvelle fois fait montre d’une maestria destructrice pour nos tympans via le martelage de ses futs. "The path of glory" est plus dans un registre Heavy Rock sombre. Un morceau entraînant avec un aspect outre Atlantique certain. La voix s’y fait mélancolique à souhait sur une nappe de soli maîtrisés. "Mud drinking" conclut les hostilités dans une ambiance sombre, montant crescendo, et où flotte sans conteste l’ombre d’un Black Sabbath. Un excellent instrumental présentant des musiciens au firmament de leur art !

Avec ce premier opus les nordistes de THE WITCH font très fort et impressionnent. Un tel déferlement de talent devrait en toute logique classer le groupe comme un très bel espoir de la nouvelle scène Metal Française. "Lost at sea" présente un groupe talentueux œuvrant dans un Metal Extrême Heavy Rock aux mélodies omni présentes. THE WITCH est une très belle découverte et il serait dommage de passer à côté ! Alors que le groupe se prépare à défendre ses nouveaux titres en live sur les scènes européennes, dépêchez-vous de vous procurer d’urgence cet album !

Chronique par Dom Baillon
Avril 2018


01 - Afligido (5:10)
02 - Ghost brain divinity (4:00)
03 - Lost at sea (4:50)
04 - Hopeless odds (3:40)
05 - Not enough space to land (3:45)
06 - Ignite the dark matter (4:00)
07 - Unseen (3:30)
08 - I’ll eat you alive anyway (3:24)
09 - Wreckage and havok in the holy land of mercy (3:14)
10 - The path of glory (3:32)
11 - Mud drinking (3:30)

Musiciens : Julien Galliez (Chant/Guitares), Antoine Sébille (Guitares), Vivien Grozet (Basse), Mathieu Brunet (Batterie)



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