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INTERVIEWS

 

Voici une interview du groupe Nightmare, réalisée en Février 2006 par Jess, et diffusée ici avec l'aimable autorisation du webmaster du site L'hexagone.

C’est après leur concert du 1er Février à Lille, pendant le show d’After Forever, qu’a été faite cette interview…



Je suis désolée de vous poser cette question mais pour ceux qui ne vous connaîtraient pas encore, pouvez vous nous présenter brièvement le groupe ?

Jo : Nous allons faire court car les personnes intéressées peuvent trouver les renseignements sur votre site ou sur le nôtre. Nightmare a connu deux phases, c'est tout d’abord un groupe des années 80 avec deux albums sortis avant un très long break de 12 ans. Le groupe s'est reformé en 1999, nouveau contrat, nouvelle tournée, nouveaux membres aussi. L'arrivée de nos deux guitaristes actuels a permis à notre musique d'évoluer, cela s'entend sur le dernier album et j'en suis très content.


Pourquoi vous êtes-vous reformés après tant d'années ?
Jo : Pour le plaisir avant tout, dans un premier temps c’était pour faire un concert unique chez nous dans de bonnes conditions puis on a vu que la sauce a repris, qu’on reprenait du plaisir à répéter et travailler ensemble, de plus on a eu facilement des contrats pour un nouvel album et des dates de concert, en fait on s’est repris au jeu.

Pourquoi avoir si vite abandonné le français ?
Jo : A l’époque ce n’était pas une démarche évidente mais on a signé dans une maison de disque anglaise et eux voulaient qu’on chante en anglais et j’avoue que personnellement je préfère chanter en anglais.

Vous êtes actuellement en tournée avec After Forever, ce n’est pas la première fois, entretenez vous avec le groupe des relations plutôt d’amitié ou de travail ?
F : Pour ma part, je n’étais pas sur la tournée précédente mais d’après ce que j’ai compris c’est plus de l’amitié. Ils sont vachement potes, il y a Sander et Floor qui sont venus chanter sur l’album
Jo : Une question d’amitié avant tout, on s’entend bien et on s’est retrouvés avec chacun un album qui sortait au même moment et le besoin de faire une tournée donc on s’est dit pourquoi ne pas recommencer et là c’est génial, ça se passe vraiment bien.

Depuis la reformation du groupe, les albums sont différents de ce que vous faisiez avant, pensez vous que c’est du au nouveau line-up ?
Jo : Je dirai oui et non, parce que dès « Cosmovision » qui est l’album de la reformation avec les membres d’origine la musique avait déjà changé car nous écoutons des choses plus actuelles et nous ne sommes pas restés figés dans les années 80, on a évolué avec le temps et je crois que l’arrivée des nouveaux guitaristes est venue accentuer ce phénomène.
F : Je dirais qu’on a su conserver tout ce qui est bon des années 80, je pense notamment à la voix de Jo qui est très années 80, on ne trouve plus beaucoup de chanteurs comme ça. Après c’est sur que Alex et moi écoutons des choses plus actuelles même si les autres commencent à accrocher et s’ouvrent de plus en plus. On peut donc retrouver des plans à la Children of Bodom, à la In Flames. Je pense aussi à Thierry, le producteur qui amène des sonorités plus modernes, déjà sur « Cosmovision ». Donc voilà pour moi c’est un compromis entre ce que l’ont fait de moderne et le meilleur des années 80.

Pensez-vous que c’est parce que vous avez su évoluer que vous êtes encore là ?
Jo : C’est sûr, quand on regarde l’accueil du public ce soir comme sur toute la tournée, je ne crois pas que cela accrocherait comme ça si ce n’était pas actuel.
F : Le groupe a 26 ans, tu imagines sortir le même album pendant autant de temps ? Cela m’étonnerait beaucoup que cela dure aussi longtemps.
Jo : On fait une musique qui a su évoluer et effectivement je suis certain que cela joue sur la longévité du groupe. Parce qu’on sait se remettre en question et que nous évoluons naturellement.

J’ai l’impression que pour vous cela marche mieux maintenant que dans les années 80. A l’époque il y avait les Sortilège et compagnie dont beaucoup on tenté une reformation d’ailleurs qui a eu l’effet inverse de la vôtre. Est-ce vrai et cela vous pousse t il à continuer et à faire de nouveaux album ?
Jo : Oui c’est vrai et c’est aussi certain que si notre dernier album se vendait à deux exemplaires y compris nos parents, on se poserait des questions et personne ne voudrait de nous, maisons de disque, tourneurs… Aujourd’hui on a une reconnaissance qui ne vient pas forcément de la France mais qui vient aussi de l’étranger. Tout cela nous encourage, on est souvent demandés dans des festivals.

Pensez-vous faire des festivals cet été ?
Jo : Oui, nous attendons la confirmation du Wacken en avril et on a des contacts pour faire le Sweden Rock Festival, ayant une maison de disque suédoise on a nos entrées et nous allons faire un concert en tête d’affiche en Israël à Tel-Aviv.

Quel est le pays étranger dans lequel vous avez préféré jouer ?
Jo : Aux Etats-Unis, on était le premier groupe français à y aller depuis une vingtaine d’années, on a reçu un très bon accueil, on a été désignés comme la surprise du festival et on a eu de très bonnes critiques. Cela nous avait vraiment fait plaisir surtout qu’aller là bas c’était symbolique.

Et celui dans lequel vous avez été le moins bien reçu ?
Jo : Il n’y en a pas vraiment eu… peut-être Marseille, c’était tristounet… même si c’est une ville française, mais bien imprégnée de rap.

Quelles différences voyez vous entre la scène Métal française avant et après votre reformation ?
Jo : Cela a beaucoup changé, il y a déjà beaucoup plus de styles, maintenant en France on a pas mal de groupes dans chaque catégorie musicale que cela soit plus classique, Hard Rock ou plus extrême. Il y a surtout beaucoup plus de groupes, beaucoup de talent mais maintenant ce qui manque c’est une reconnaissance internationale. Déjà nous quand on dit qu’on est français, les gens ne nous croient pas notamment hier soir à Londres. Mais la France n’est pas désignée comme un pays du Métal donc on ne s’attend pas à y voir des groupes qui marchent parce qu’on est un peu à la traîne et que les maisons de disque françaises ne signent pas de groupes de Métal.

Justement, quand on s’intéresse à la scène Métal française, on se rend compte qu’il y a de très bons groupes de Métal français qui pourraient notamment rivaliser avec les scandinaves. D’après vous qu’est-ce qui empêche la scène française de montrer son potentiel ? les labels, le public, la mentalité française ou étrangère ?
F : Je crois que déjà la mentalité française y est pour beaucoup parce qu’en France quand tu dis que tu es français ça refroidit pas mal les gens dans ton propre pays. Il n’y a pas assez de soutien, les médias, les radios ne passent pas de Métal alors que dans d’autres pays on peut voir un clip de Children Of Bodom à n’importe quelle heure, tu ne verra jamais ça en France. C’est aussi le public français qui ne va pas voir les groupes de son pays ou alors les gens vont voir le petit groupe français qui se fait plaisir sur scène mais ils ne vont pas le considérer comme un gros groupe potentiel même s’il est plein de talent.
Jo : Je trouve que nous avons la chance d’avoir le soutien des média et du public étranger où on cartonne quand même pas mal et je pense que pour les ventes on est presque plus représentés à l’étranger qu’en France, on vent quand même pas mal mais c’est pas ce qu’on pourrait attendre comme soutien du public français. Mais si on pouvait réenregistrer un live CD ou DVD je sais que je voudrais au moins en enregistrer une partie en France parce qu’on a quand même un contact plus facile avec le public français car il n’y a pas la barrière de la langue. Mais cette barrière aujourd’hui ne nous gêne plus trop, on arrive à faire passer notre bonne humeur.
F : C’est vrai qu’hier en Angleterre cela a bien marché même si on sait ce que pensent les anglais des français, c’était la musique avant tout et ils ont su apprécier notre prestation.

Votre dernier album a été très bien reçu, cela doit vous faire plaisir.
Jo : Bien sûr et cela nous confirme qu’on a pris la bonne direction. Chaque album est différent, surtout pour nous on peut sentir une évolution d’album en album, on affine notre style et on va toujours un peu plus loin. Je pense que cela peut être risqué, qu’on peut se tromper mais là ce n’est pas le cas. D’album en album on a un accueil de plus en plus important.

Comment s’est passé l’enregistrement ?
Jo : Très bien, une super entente…
F : Une bonne méthode de travail, je suis arrivé pour l’album donc ce qui s’est passé avant je le sais par eux mais l’album était pratiquement terminé avant de rentrer en studio.
Jo : C’est vrai qu’on avait fait un gros travail de préproduction ce qui est assez nouveau pour nous et cela nous a permis d’aller plus loin dans l’interprétation, la recherche des textes, on a travaillé en commun, on a mis beaucoup de temps mais aujourd’hui c’est notre album le plus abouti. Je pense que c’est pour cela aussi que l’accueil a été meilleur.

Pensez-vous déjà à un prochain album ?
Jo : Bah ça nous démange
F : C’est clair, on compose sans arrêt, j’ai des trucs de côté, Alex aussi. JE crois qu’on va commencer à voir ça dès que la tournée sera finie car il faut s’y mettre le plus vite possible, quand tu vois les prix des studios, il vaut mieux s’y mettre avant et avoir fait la plupart du travail avant d’y rentrer, surtout qu’un morceau ça bouge, au bout de deux mois tu te rends compte qu’il y a des choses à changer.
Jo : Il faut prendre ce temps là et surtout on en a envie, quand je suis sur scène je pense déjà à cela.

Un dernier mot pour ceux qui vont lire l’interview.
F : Déjà un grand merci pour les gens qui soutiennent le Métal français, ils ne sont pas assez. nombreux
Jo : C’est bien que ces personnes existent, nous on fait parti du Métal français et on le reconnaît.
F : En plus sans public on aurait du mal à s’éclater.


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