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INTERVIEWS

 

Chanteur au timbre de voix si particulier, Pascal Bailly, qui tenait le micro au sein de SQUEALER (et plus tard EXCESS), répond à une interview réalisée le 15 Avril 2006 par (MAG/PP/INFERNALDMONS) et diffusée ici, avec l'aimable autorisation du webmaster du site MetalBible.


Peux-tu revenir sur l’histoire de SQUEALER ?

SQUEALER a vu le jour quand j'ai connu AC/DC... Ce jour là, mon monde a basculé... L'électro choc... Je me suis immédiatement dit que je monterai un groupe avec ces bases musicales... Après quelques essais avec des personnes qui ne prenaient pas mon projet au sérieux, j'ai monté SQUEALER avec Yann, Laurent, Jean-Marc, Rolland, et après Aldo... Ca a donné ce que tu sais, même maintenant, et pas plus tard qu'hier, au concert de Soulfly à Nantes, on m'a encore reparlé de SQUEALER... On a laissé une empreinte dans le milieu du rock baston en France. Rien que pour ça je ne regrette rien.


Bien que vous ayez offert trois albums studio, c’est votre premier album qui reste le plus référentiel. Comment l’expliques-tu ? Serait-ce grâce à sa spontanéité ?
Tu sais, le fait de galérer pour porter ton projet vers le haut se ressent. Et cette période était propice aux galères au niveau de la vie quotidienne. Alors évidemment, quand on a eu l'opportunité d'enregistrer cet album, on a balancé "la purée". Pas de fioriture bing bang dans le mille "That's all DFR" était la couleur de notre vie et de notre sang... On travaillait à l'instinct... Après, les albums aussi étaient bons mais on commençait à avoir des pressions. Tout se devait d'être précis et calculé en plus d'instinctif. C'étaient de bons albums mais différents, c'est tout.

Si demain on te proposait de reformer SQUEALER, quelle serait ta réaction ?
Je ne le ferai pas.... J'ai 43 ans, en forme certes, mais l'age est là... Je préfère apporter mon aide aux groupes talentueux, comme Manigance par le biais de la TV par ADSL à accès gratuit que j'ai créée dans ce but là d'ailleurs. Et je ferai taire tous les gens qui pourraient se dire qu'on regrette ce que l'on a fait. A Nantes, il va y avoir une soirée en décembre pour "les rockeurs ont du coeur"... Et bien pour un soir, SQUEALER version originale sera sur scène, à l'initiative de Laurent, qui joue dans HELL'S CRACK qui m'a demandé de le faire pour un soir. C'est OK... Si en plus, ça peut faire en sorte que des gosses aient un peu plus de jouets, pas de soucis je suis partant... Mais juste pour ce soir....

Comment était le Métal sur scène dans les années 80 ?
Beaucoup plus ouverte et compacte que maintenant, malgré ce que l'on pouvait en penser à l'époque... Si on avait eu un support comme Internet en 85-90, on aurait certainement explosé... Avant, il y avait quelques barrières pour pouvoir faire partie des grands... Maintenant, il y a plus de styles métal et c'est une bonne chose, mais aussi beaucoup plus de déchets et là, ce n'est plus tellement valorisant.

Par ailleurs, comment vous situez-vous par rapport au reste de la scène française de cette époque ?
On faisait partie des plus sauvages et des plus brutaux... Nos inspirations faisaient que quand Yann et Laurent composaient avec le talent qu'on leur connaît, tout était taillé dans le rock et chauffé au fer rouge... Alors évidemment, avec ma voix dessus, pas question de passer sur les émissions variétoches de 20h30 de TF1... C'était un choix... c' était le notre.

Que devient ton groupe BALLBREAKER ? Toujours en activité ?
Non et je le regrette, mais Philippe (Angus) a eu de graves problèmes personnels et on ne pouvait plus y faire face et lui non plus d'ailleurs... et même maintenant, je suis aussi fier d'avoir créé BALLBREAKER. En à peine deux ans, on arrivait à faire déplacer de 600 a 800 personnes rien que pour des reprises d'AC/DC. Évidemment tout y était. Du look jusqu'au matos, et les gens ne s'y sont pas trompés... Merci à eux de nous avoir soutenus pendant cette période...

T’es-tu remis à la composition ou restez-vous un pur tribute band à AC/DC ?
Juste un tribute à AC/DC... J'ai juste enregistré pendant cette expérience un album solo qui est terminé, mais qui ne verra pas le jour faute de distributeur.

Vénères-tu toujours autant AC/DC ? Selon toi, qu’ont-ils de plus que les autres ?
AC/DC à tout de plus. Le rythme, le son, l'esprit, la manière d'être, les titres, le mode de vie, le phrasé musical, la puissance, l'efficacité... T'en connais beaucoup des groupes qui, avec un seul riff te font traverser un continent sans poser le pied par terre ? Non, il n'y a qu'AC/DC... Écoute, j'ai dit à ma compagne que si un jour, il m'arrivait pour x raison de tomber dans le coma suite à un accident ou autre, de me mettre un casque sur la tête en me passant du AC/DC en boucle... Si les toubibs ne peuvent pas me faire revenir, AC/DC le fera... à coups sûrs !!! J'écoute obligatoirement du AC/DC chaque jour... ça fait partie de ma vie. Mon sang est électrique, à l'image de leur musique... Pour te dire l'impact que cela à sur moi... Je ne peux pas me permettre d'écouter du AC/DC le soir très tard par exemple... car après, c'est la nuit blanche assurée... Je me couche et je tape encore du pied avec les titres dans le plafond de ma tête... impossible de dormir...

On a dit de toi que tu étais le Bon Scott français. Plutôt flatteur ou limitatif ?
Je suis on ne peut plus flatté... Peut être car moi aussi je ressens plus la musique que je ne la calcule... Mais qu'on se le dise... Chaque personne est unique et Bon Scott encore plus que tout le monde, et avant que je ne lui arrive à la cheville, je ne ferai plus partie de ce monde... Mais autre chose : Brian Johnson a été aussi une révélation pour moi quand "Back in Black" m'a explosé en pleine face. Ce chanteur a aussi un coté intéressant, mais évidemment plus technique et moins instinctif que Bon Scott. Mais il reste lui aussi une pointure. Chapeau bas au choix des frères Young et merci d'avoir pondu l'album, le deuxième plus vendu au monde... "Back in Black" est phénoménal, grandiose, unique...

Récemment quels sont les groupes qui t’ont le plus marqué ? Des révélations ?
En France... MANIGANCE... Pour l' étranger la liste est trop longue, Sorry !!!

Au cours d’une interview dans mon ancien zine, tu désapprouvais le bourrage de crâne des médias et la malléabilité du public. C’était il y a huit ans. Les choses ont empirées je dirais…
Effectivement, tout a empiré sur les médias normaux. Heureusement, il y a Internet maintenant...

Vois-tu une solution ou un remède à ce phénomène ?
Comme je te l'ai dit plus haut, Internet est la solution de tous les maux des mélomanes. Venez sur mon média par exemple, en collaboration avec des labels métal, vous y découvrirez plein de groupes top niveau !!!

Penses-tu que vous ayez eu à souffrir de ça avec SQUEALER ?
Bien sur... Te rends-tu comptes qu'il y a des gens qui nous découvrent que maintenant...

Tu me disais aussi que le principal pour un musicien était de rester lui-même. Penses-tu y être parvenu et à quels sacrifices as-tu dû consentir pour y parvenir ?
Je suis resté moi même... SQUEALER passait avant tout... Même avant moi... Des fois, j'oubliais même de manger. Ca tombait bien, j'avais pas trop les moyens de le faire régulièrement... Les sacrifices que j'ai fait étaient tous d'ordre personnels... En ayant eu SQUEALER, il est évident qu'après cette expérience tu es en retard sur tout en ce qui concerne la vie normale... Pour après SQUEALER, j'ai dû me reconstruire une vie privée, m'orienter sur le domaine des hautes technologies pour pouvoir être indépendant tout en ayant un revenu sur (je suis assistant administrateur réseaux en informatique, et technicien de maintenance) et j' essaie en plus de développer sur un mode économique très personnel et innovant mon média Télé Première.

Je te remercie pour tes réponses, en espérant qu’on se reverra avant que 8 nouvelles années ne se soient écoulées, je te laisse conclure.
Merci à tous... La meilleure des récompenses serait que de temps à autres, vous fassiez passer SQUEALER sur vos platines.

Tchao !



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