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COMPTE-RENDU LIVE

 

Le jeudi 14 novembre 2013 avait lieu un petit évènement à la Coopérative de Mai dans la ville de Clermont-Ferrand, puisqu'il s'agissait du premier concert de la nouvelle formation KOLLEKTIF AK47. Cette dernière comporte en son sein pas moins de 4 anciens TRUST : Bernie, Vivi, Farid et Iso.

Lolo36 revient sur cette soirée et nous donne ses impressions.



Il fait froid en ce jeudi soir sur Clermont-Ferrand, et en plus j’ai une crève persistante depuis le début de la semaine. Autant dire que je compte bien sur Bernie et son Kollektif AK47 pour réchauffer l’atmosphère et mon moral avec.

Le Kollektif AK 47, c’est les 4/5 du dernier line up en date de TRUST (seul Nono manque à l’appel jouant une nouvelle fois à "je t’aime moi non plus" avec Bernie) et c’est déjà en soi une immense satisfaction.

Mais je suis d’autant plus impatient de voir ça sur scène depuis le passage du père Bonvoisin sur France 3 Auvergne ce même jour où le bonhomme annonce la couleur : "On propose les titres revisités. Il y a aussi une chose qu'on tenait absolument à faire, c'est de jouer des titres qu'on n'avait jamais joués sur scène au cours de notre carrière. Il y a également quelques reprises et des nouveautés".

20h15, je retrouve un pote à l’entrée de la petite coopée, car malheureusement la grande foule n’est pas annoncée pour ce come-back à peine déguisé de TRUST aux pieds des volcans d’Auvergne quelques 5 ans après un passage au Zénith.

Le public est plutôt clairsemé, d’un âge relativement élevé et je n’ai d’ailleurs aucun mal à m’approcher au plus près de la scène, juste en face du pied de micro du chanteur.



C’est avec plus de 30 minutes de retard sur l’horaire prévu que les musiciens montent sur scène, détendus, sans artifice et Bernie d’annoncer le leitmotiv de la soirée : "On va se faire plaisir, c’est un peu le but".

D’entrée le chanteur au Bob, caché derrière ces lunettes noires, prouve qu’il n’a qu’une parole en nous servant en ouverture un "Comme un damné' sorti du diable vauvert directement enchaîné sur un "Au nom de la race" ultra efficace.

Bernie prend alors la parole pour commenter l’actualité récente et les attaques "bananières" faites à l’encontre de la ministre de la justice pour dédier le prochain morceau à "cette France qu’il gerbe" et Vivi de partir sur l’intro de "Mongolo’s land".

Autant dire que je suis aux anges, calé au premier rang et les mecs qui jouent, un de mes morceaux préféré de l’album Rock’n’roll !

Mon voisin, t-shirt blanc immaculé (du moins pour l’instant), qui a manifestement fait le plein au bar avant de s’approcher de la scène est à fond. Il prend son pied c’est évident. Il interpellera d’ailleurs Bernie à plusieurs reprises qui, ayant compris que l’homme à l’alcool sympathique, lui renverra à chaque fois la balle.

Voilà encore un point fort de la soirée, Bernie est affable, il a envie de "partager" et l’ambiance s’en trouve d’autant plus conviviale au point que même Iso "la force tranquille" se laisse aller à quelques échanges oratoires.

Bref, Bernie est de bonne humeur comme toute sa bande, et ce n’est pas un importun à l’alcool mauvais venu près de la scène pour reprocher au groupe de ne plus jouer comme il y a 30 ans qui va ternir l’ambiance.

Bonvois’ l’envoie "manger sa langue" au bar mais grand seigneur lui offre une bière. Bref, pas de prise de tête inutile et ça fait du bien.

Du coup le public est plus enclin à pardonner les points faibles du soir, inhérents à un premier concert d’une tournée, que ce soit les oublis de paroles de Bernie malgré le cahier placé à ses pieds (mais il s’en amuse "Je pourrais avoir un écran à la Mylène Farmer mais on n’a pas les mêmes moyens") ou encore les erreurs de setlist quand Bernie trop fier d’imiter la charley avec sa bouche pour lancer "Certitude… solitude" en oublie que c’est "La mort rôde" qui doit d’abord être joué.

Moment plutôt fun pour le coup, car les autres musiciens hilares le laissent faire et Farid n’enchaîne pas, laissant Bernie piquer son phare. Ambiance détendue je vous dis, et surtout setlist exquise qui pioche dans tous les albums de TRUST à l’exception du "IV" (c’est bien dommage car un petit "Par compromission" n’aurait pas été de refus) et du vilain petit canard de la discographie "Ni Dieu ni maître".

"Marche ou crève" réveille un peu le public clermontois, avant que l’album "Rock’n’roll" ne soit de nouveau remis au goût du jour avec un "Chacun sa haine" qui n’avait plus du être joué depuis belle lurette.

L’album "Europe et haines" est très bien représenté par "Fais où on te dit de faire", "Le temps efface tout" et surtout la rareté du soir, jamais jouée sur scène dixit Bernie, "Tout cela était-il prévu ?".

Le TRUST des années 2000 n’est pas écarté et même sans la présence du DJ, "Promesses osées", "La mort rôde" ou "Chaude est la foule" tiennent très bien leur place.

Ce dernier morceau fait d’ailleurs recette ce soir. En effet, le groupe en termine avec les dernières notes puis conclut lorsque mon voisin au t-shirt blanc désormais maculé au whisky coca, chaud comme la braise, entonne à capella le refrain.



Ni une ni deux, Farid (dans une forme remarquable ce soir il faut le souligner) enchaîne, les autres zicos suivent, puis le public, pour un moment éminemment sympathique du concert et une minute de gloire pour mon camarade alcoolisé pour lequel Bernie réclame, et obtient, une salve d’applaudissements.

Chaude était la foule pour le coup surtout que juste avant elle avait pu se laisser aller sur le râble de la marée chaussée avec un "Police milice" qui fait toujours son effet.

Mais le temps du dernier titre de la soirée est déjà venu et ce sera un nouveau morceau (par ailleurs disponible sur youtube et sur le facebook du groupe) intitulé "Dieu dans vos bouches" qui se voit pour le coup interprété pour la première fois sur scène.



Un titre bien rock où Vivi et Iso sont à la fête, un titre qui dénonce les dégâts causés par les religions, bref un titre bien dans l’esprit TRUST qui laisse augurer du meilleur pour le futur album du groupe qui devrait logiquement voir le jour en 2014.



Le quintet revient sur scène malgré un public peu expansif, que Bernie ne manque pas de taquiner sur le sujet.

Est-ce une punition ? En tout cas, le groupe ne jouera pas "Préfabriqués" pourtant prévu au programme en qualité de 1er rappel et nous aurons directement droit à un "On lèche, on lâche, on lynche" sur lequel Patrick Loiseau, le nouveau venu à la basse nous prouve qu’il n’est pas là par hasard.

Enfin, c’est à Vivi que reviens l’honneur de lancer le titre que tout le monde attend, l’hymne, celui qui traverse les années sans prendre une ride, j’ai nommé "Antisocial".

Comme d’habitude, un excellent moment et un public à l’unisson qui hurle ces 4 syllabes qui font toute la force de ce titre tandis que Farid, impérial ce soir, jette lui les dernières qu’il lui reste pour achever en beauté ce premier concert de la tournée du Kollektif AK47.

Après environ 1h30 de concert les musiciens quittent la scène, un peu précipitamment à mon goût d’ailleurs, et heureusement que Farid fait l’effort de venir vers nous pour nous en taper cinq, se mettant un peu plus dans la poche le public.



Après avoir loupé une baguette du batteur puis la serviette de Vivi, son médiator devient mien et je récupère ensuite une setlist grâce à la gentillesse des "roads" que je remercie au passage, puis direction le bar pour une petite bière qui ne se voit pas descendre.

Les réactions sont plutôt bonnes et le concert a été apprécié. Manifestement les auditeurs n’ont pas tenu rigueur des oublis de paroles et des divers tâtonnements dans la mise en place, pour préférer retenir la convivialité du moment et, du moins en ce qui me concerne, la qualité, et plus encore l’originalité de la setlist.

Bref, le public est dans sa majorité reparti avec la banane mais pas celle douteuse qui a fait les choux gras de l’actualité des derniers jours.

Petite halte vers le stand merchandising réduit à la portion congrue, à savoir un T-shirt de la tournée et je repars dans la froidure clermontoise en chantonnant un "Mongolo’s land" qui plutôt que de me faire "mal à mon moral" me l’a ragaillardi.

Setlist :

Comme un damné - Au nom de la race - Mongolo's land - Fais où l'on te dit de faire - Marche ou crève - Tout cela était-il prévu ? - Chacun sa haine - Le temps efface tout - La mort rôde - Certitude... solitude - Police milice - Chaude est la foule - Promesse osée - Dieu dans vos bouches - On lèche, on lâche, on lynche - Antisocial

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