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ETERNAL FLIGHT
"D.R.E.A.M.S"
2011
(Alive/YesterRock)


Discographie

Demo (2002)
Positive rage (2004)
Under the sign of will (2007)
D.R.E.A.M.S (2011)
Retrofuture (2017)


"Petit à petit l’oiseau fait son nid", le dicton colle à merveille à la carrière de Eternal Flight, puisque le groupe sort au crépuscule de cette année 2011 son troisième effort studio.

Né des cendres de Dreamchild à l’initiative de son chanteur leader Gérard Fois, Eternal Flight reprenait le flambeau du "rêve d’enfant" avec une démo sortie en 2002 puis un "Positive rage" en 2004 qui s’inscrivait fort logiquement dans la droite lignée de son groupe précédent.

En 2007, "Under the sign of will" révélait un visage plus progressif sans pour autant renier le heavy métal, mais il faut bien avouer que ces deux albums, certes fort bien exécutés et au potentiel avéré, n’ont pas marqué la conscience collective et sont finalement passés plutôt inaperçus dans le paysage musical, qui plus est en France.

Autant dire que je n’attends pas forcément monts et merveilles de ce D.R.E.AM.S. (Diminished Reality, Elegies And Mysteries) au moment de l’introduire dans ma platine.

Après une "Intro to dreams" qui fait monter doucement la sauce, c’est un "Realised the unreal" qui nous est envoyé en pleine face.

Un titre heavy à souhait où la voix de Gérard fait des merveilles rappelant ainsi le Crimson Glory de la période "Wade black", l’organe de notre savoyard allant même jusqu’à titiller des intonations à la King Diamond sur ce morceau.

Voici une bien belle entrée en matière qui ne manque pas d’attirer mon attention, surtout que les autres musiciens sont à la fête sur cette composition tant aux guitares qu’à la batterie où un gros travail a été effectué par un certain Ricardo Confessori.

Et oui, vous avez bien lu, le batteur de Angra himself a enregistré la quasi-totalité des pistes de batterie de l’album et force est de constater que l’impact du brésilien se fait ressentir dès les premières notes du CD.

C’est "Firedancer" qui prend la suite, une composition certes heavy mais à tendance plus progressive marquée par la présence d’un piano et de claviers du plus bel effet.

Un titre qui vient nous rappeler que le cœur de Gérard fois est "déchiré entre deux mondes", celui d’un heavy quasi speed et celui d’un hard progressif plutôt typé US bien qu’ici la voix du chanteur prend des intonations qui ne sont pas sans rappeler Andy B. Frank l’excellent chanteur des allemands de Brainstorm.

A nouveau, la musique se révèle de haute volée et les divers musiciens s’en donne à cœur joie.

Cette dualité de style donne à cet album un atout important qui évite la lassitude et la monotonie, des titres heavy tels "Freedom is my race" (dans un style Crimson Glory période "Astronomica"), "Nightmare king" (On pense ici au metal God Rob Halford) ou encore "The tower" (où la voix de Gérard rappelle par instant celle de André Matos) se mélangeant sans complexe à des pièces plus progressives et alambiquées.

Parmi celles-ci citons l’enchaînement "Black sun" / "The meeting", un duo commençant par une power ballade acoustique et progressive (parfois un peu poussive) qui rappelle par moments Pink Floyd, avant que le deuxième titre ne s’envole vers des contrées orientales finissant par exploser en un heavy prog aux soli virtuoses.

Les soli, voici un ingrédient qui a été particulièrement soigné sur cet opus et il faut dire que Gérard Fois s’est entouré de sacrées pointures avec des six cordistes de la trempe de Rob Love (Dynasty), Mark Mc Ghee (Vicious rumors) et Chris Caffery (Savatage), sans oublier Julien Bouvier, le nouveau titulaire du poste au sein de Eternal Flight.

Parmi ces virtuoses, la présence de Chris Caffery tombe sous le sens car s’il est bien un groupe qui a du influencer Gérard, c’est bien Savatage, un des maîtres incontestés du heavy prog US.

Et à ce sujet comment ne pas citer l’épique et progressif "Fantasea" mais plus encore l’avant dernier titre du disque, un "Goodbye" aux arrangements somptueux (cordes, piano) illuminés par les interventions de Chris Caffery en personne et qui rend un hommage appuyé et respectueux au groupe des frangins Oliva.

Et puisque l’on parle d’hommage, le dernier titre ne pouvait être mieux choisi puisqu’il s’agit d’une reprise du "Night people" de Monsieur Ronnie James Dio, la voix du heavy metal.
Une reprise de très bonne facture, interprétée par le tout nouveau line up et que le groupe a su s’approprier sans pour autant la dénaturer.

Une bien belle façon de refermer ce troisième album qui se révèle nettement plus abouti que ces prédécesseurs et constitue la preuve tangible et audible que Eternal Flight a franchi un palier avec ce D.R.E.A.M.S.

Nuls doutes que les divers invités présents sur cet album ont largement contribué à tirer vers le haut le heavy prog des savoyards où beaucoup de monde pourra trouver son compte, tant le groupe n’hésite pas à ratisser large d’un point de vue stylistique.

L’année 2011 avait démarré en beauté avec le 1er album de Symakya, elle finit sur une bien belle note avec ce nouveau Eternal Flight, qui vous offre l’occasion en cette période de fêtes de glisser une petite part de "rêves" sous le sapin.

Et puisque c’est Noël, on a le droit de rêver et de croire, non pas au père Noël, mais que cet excellent nouvel opus ouvrira à nos frenchies les portes de la renommée et du succès en 2012... et pas seulement en France si vous voyez ce que je veux dire...

Chronique par Lolo36
Décembre 201
1


01 - Introduction to D.R.E.A.M.S. (01:03)
02 - Released the unreal (03:19)
03 - Firedancer (05:18)
04 - Fantasea (07:45)
05 - Freedom is my race (03:41)
06 - Nightmare King (07:57)
07 - Black sun (05:10)
08 - The meeting (07:33)
09 - The tower (04:52)
10 - Goodbye (08:14)
11 - Night people (Dio Cover) (03:55)

Musiciens : Gérard Fois (Chant, Guitares acoustiques, Claviers), Julien Bouvier (Guitares), Julien Racine (Batterie), Adrien Zoni (Basse), Chris "Stollen" Gojon (Guitares)

Guests : Ricardo Confessori (Batterie), Mark Mc Gee (Guitares), Chris Gaffery (Guitares), Rob Love Magnusson (Guitares)




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